Archives de l’auteur : Marc Belley

Sans prétention, voici nos prédictions

En ce début d’année, l’équipe de Takt-etik innove en vous présentant son premier blogue collectif. En fait, puisqu’en ce début de janvier tout est encore possible, nous avons résolu de mettre à profit nos observations sur le terrain afin de vous présenter nos prédictions pour l’année 2012.

Climat et climat économique

Malgré le climat morose de l’économie mondiale en 2011 et les prévisions pessimistes de l’ONU en matière de croissance économique pour l’année 2012, force est de constater que le Québec tire plutôt bien son épingle du jeu. Les entreprises, les municipalités et le gouvernement prévoient tout de même investir des sommes importantes en lien avec le développement durable de leurs activités.

C’est donc sous un climat plutôt inhospitalier que les initiatives pour répondre et s’adapter aux changements climatiques du gouvernement du Québec continueront de progresser. Puisque les Québécois sont réputés pour ne pas se laisser freiner par le mauvais temps, nous prévoyons donc que dès 2012 cette action apportera des retombées positives sur la compétitivité des entreprises malgré les appréhensions qui ont été exprimées à ce sujet.

Implication sociale des organisations

Fait intéressant à noter, le Globe and Mail publiait tout dernièrement que la responsabilité sociale représente un aspect essentiel du plan d’affaire de 71% des grands dirigeants d’entreprises. Ce constat est cohérent avec nos observations. C’est pourquoi nous prévoyions que de plus en plus d’organisations se tourneront vers des programmes normalisés de promotion de la santé, de conciliation travail famille et de mobilité responsable en lien avec les déplacements de leur main d’œuvre.

Il y a cependant un revers à cette médaille puisque nous prévoyions également que ces initiatives continueraient malheureusement à être le plus souvent communiquées de manière ambigüe. Cela est dommage puisqu’un plan de communication inadéquat transforme souvent une occasion de marketing potentiellement positive en « greenwashing », même si cela peut être réalisé de manière involontaire.

Biodiversité urbaine

La métamorphose des toits urbains se poursuivra afin de favoriser l’intégration d’une plus grande biodiversité citadine pour le bien-être de nos sociétés urbaines (Luminothérapie, zoothérapie, meilleur contact avec la source de notre alimentation). Nous assisterons à l’émergence de plus en plus d’agriculture urbaine à petite et grande échelle. De plus en plus de toitures vertes favoriseront la captation, la rétention et la filtration des eaux de pluie (serres, piscines, eau potable). Après Montréal ville culturelle de festivals et d’activités souterraines, nous assisterons à l’apparition de Montréal ville de culture et de jardins suspendus.

De nouveaux produits d’alimentation

L’année dernière des produits locaux, tels que ceux des la Société-Orignal ont percé le marché New Yorkais de l’alimentation spécialisée. Cette année, il faudra rester à l’affut des différentes initiatives du terroir québécois, surtout en milieu urbain.

Des événements verts coulés dans un bloc de béton

2012 sera l’année des Olympiques de Londres. En toile de fond, cet événement a servi de laboratoire afin de développer la norme ISO 20121 en lien avec les événements responsables. De plus, le GRI lancera cet hiver ses nouvelles lignes directrices pour la documentation des initiatives liées aux événements responsable par les organisateurs (New Sustainability Reporting Guidance for Event Organizers). Notre prédiction pour cette année : plus que jamais on entendra parler de l’importance de réaliser des événements dont le volet responsable est planifié, rendu, vérifié ou certifié d’une manière rigoureuse.

La seule constante demeure le changement

Cela fait maintenant plus de cinq ans que nous accompagnons différentes organisations dans leur démarche de développement durable. Ainsi, nous pouvons affirmer que si le passé est garant de l’avenir, une seule de nos prédictions se réalisera avec certitude. Cette prédiction est que les connaissances et les mentalités face au développement durable continueront de changer pour le mieux. Bref, cette année encore nous serons comme toujours agréablement surpris par la volonté, la créativité et l’ampleur des ressources que nos clients déploieront afin que cette prédiction se concrétise.

Horoscope 2012

En effectuant cet exercice, nous réalisons qu’il est amusant de se laisser prendre au jeu des prédictions. Ainsi, nous aurions pu vous présenter une panoplie de prédictions sérieuses ou rigolotes, mais nous avons choisi de nous limiter à celles qui, pour le moment, nous interpellaient le plus. Pour terminer en beauté, nous souhaitons toutefois vous présenter l’Horoscope 2012 de l’univers du développement durable.

En avril cette année, 2012 fera son entrée dans la petite ourse, une constellation gouvernée par l’étoile Polaire. Cette incursion inhabituelle polarisera les discussions en lien avec nos impacts sur les deux extrémités de notre planète. Également, cette année la gestion des matières résiduelle continuera son périple sous le signe de la balance. Ce qui aura pour effet de limiter la progression des dépotoirs et de renforcer le champ d’action du soleil en tant que principale source de la photosynthèse, une action nécessaire au maintien de la biodiversité.

Finalement 2012, ou l’Année du Dragon, verra plus que jamais les cheminées de la planète cracher leur feu et réchauffer la planète. Cependant, l’apparition historique de cet animal mythique sera encore une fois suivie par l’émergence de valeureux chevaliers qui, par leur quête, tenteront une fois pour toutes de dompter cette bête productrice de GES.

Votre couleur chanceuse pour l’année 2012 : L’or brun

Votre chiffre chanceux : 70%

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Nouvelle signalisation écoresponsable

Exclusif au Centre des congrès de Québec

En lien avec son Plan d’action en développement durable, le Centre des congrès de Québec a entrepris de sensibiliser davantage les délégués et visiteurs aux efforts de réduction de l’empreinte environnementale et aux retombées des événements. Ainsi, des messages en lien avec la gestion responsable des événements et l’efficacité du bâtiment sont diffusés sur le réseau de moniteurs existant.

Cette nouvelle signalisation permet aux organisateurs qui s’engagent à réaliser un événement écoresponsable à partager les gains engendrés et à communiquer leur performance. Les statistiques de gestion des matières résiduelles seront illustrées et actualisées chaque jour, au fur et à mesure que les matières seront valorisées aux îlots de tri. En plus d’afficher leur performance environnementale en temps réel, les organisateurs pourront diffuser des messages de sensibilisation auprès des délégués pour les informer sur des moyens simples et efficaces de réduire l’empreinte environnementale. Tous les organisateurs pourront aussi diffuser des messages présentant les gains environnementaux « moyens » reliés à la tenue d’un événement au Centre. Une série de visuels ont été créés à cet effet.

L’Union des producteurs agricoles (UPA) est la première organisation à profiter de ce nouveau système de signalisation et à diffuser, en temps réel, la performance environnementale de son congrès.

Source : Le Centre en bref, Société du centre des congrès de Québec

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La fameuse Y

Lorsque nous débutons une démarche en développement durable au sien d’une organisation, nous avons à démontrer aux dirigeants les opportunités qu’une telle démarche apportera à leur organisation. L’aspect financier et les économies d’échelle sont souvent une bonne porte d’entrée. En ce qui a trait à la question des ressources humaines, il s’agit toujours d’un sujet moins facile à illustrer.

La majorité du temps, on cite les études révélant que les jeunes professionnels s’associent davantage à des employeurs qui présentent un bilan de responsabilité sociale positif et qui démontrent leur engagement dans la communauté. Concrètement, l’aspect des ressources humaines reste souvent abstrait pour les dirigeants. Justement, la semaine dernière le quotidien La Presse publiait un article à ce sujet mettant en lumière quelques trucs.

2 facteurs de succès pour attirer la génération montante

À la lumière de cet article, un conseiller de Ramstad, une entreprise spécialisée en ressources humaines, évoque l’importance d’une démarche sincère plutôt qu’une approche de marketing où l’entreprise essaie de vendre ce qu’elle n’est pas vraiment. Nous pourrions comparer cette approche à l’écoblanchiment ou  » greenwashing ».

Stéphane Simard, spécialiste de la génération Y évoque un autre élément essentiel d’une démarche de développement durable soit, la consultation des parties prenantes. Comme employeur, il importe d’entamer un dialogue et un processus de consultation pour permettre de mobiliser et d’impliquer ses employés. C’est une excellente façon de démontrer de l’intérêt envers les engagements cachés de son équipe.

Une réflexion pour les vacances…

Je me questionne tout de même à savoir s’il existe des cas clairement documentés au Québec qui démontrent que sans engagement corporatif en la matière, des employés auraient quitté leur poste pour aller butiner ailleurs. J’aurai plutôt tendance à croire qu’il s’agit d’un élément parmi un ensemble qui fait qu’un employé choisit une entreprise plutôt qu’une autre. Parmi ces éléments, notons la mission de l’entreprise, sa philosophie, son ouverture à l’implication des employés, les responsabilités octroyées aux employés, etc. Selon moi, une simple démonstration d’engagement de l’organisation dans la communauté n’est donc pas suffisante pour convaincre la génération Y à rester fidèle à une entreprise.

Je me trompe peut-être, mais rien de mieux que ce type de réflexion avant d’entamer les vacances estivales!

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Mission Prince, prise 2

La visite royale du week-end dernier m’oblige à vous dresser un petit bilan de ma mission présentée au printemps. Je dois vous l’avouer, j’ai péché. Je n’ai pas pu fréquenter chaque semaine un commerçant de la rue Prince-Arthur, portion piétonne. Mais mes recherches m’ont tout de même permis de faire des découvertes et de constater d’importantes améliorations au cours des dernières semaines. Tout d’abord, les commerçants entretiennent leur propriété (d’autres ouvrent enfin) et décorent leur devanture. La ville fait aussi ses efforts en accrochant (et arrosant chaque matin) de superbes jardinières. Depuis juin, la foule semble revenir tranquillement vers cette artère piétonne de première génération.

La tendance «art de vivre en ville»  tend à réintégrer les rues piétonnes dans le style et le rythme de vie des Montréalais. Dans le cas qui me préoccupe, mission oblige, je constate que la Prince-Arthur a conservé sa mission initiale (mouture  à la Montréal… des années  1980) : attirer le touriste. En tant que consommateur local, je rebute à tester certains commerçants, craignant de tomber dans la «trappe à touriste». Je m’interroge donc sur les moyens qui permettraient aux citoyens de se réapproprier cette artère et d’y insuffler un nouveau souffle. Comment pourrait-on animer la rue au gré des saisons en assurant la mixité des usages locaux-touristes de façon à éviter que l’on se retrouve, pendant la saison froide, avec le scénario désolant présenté dans le premier billet?  Tel est mon questionnement de l’été.  Si vous avez des suggestions et des commentaires, faites m’en part!

Ah oui, j’oubliais! En terminant, j’ai un petit message pour les cyclistes: la police de Montréal s’amuse depuis quelques semaines (principalement le matin) à se cacher le long des rues transversales de la Prince-Arthur pour pincer les cyclistes qui ne marchent pas à côté de leur monture (c’est pourtant la loi sur ce bout de rue). C’est rigolo de voir la réaction éberluée des victimes; on se croirait quasiment dans une émission de gags à la façon «Juste pour rire»! Vous êtes maintenant avertis!

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Récompenser l’entrepreneuriat social

De gauche à droite : Mme Édith Cyr (présidente du Comité d’économie sociale de l’Île de Montréal (CÉSIM) et membre du Comité exécutif de la CRÉ de Montréal), Mme Annie Baillargeon (coopérative Les Vivaces), M. Mathieu Riendeau (Coopérative Les Vivaces), M. Marc Belley (Takt-etik), M. Stéphane Leclerc (Consortium Écho-Logique), Mme Éliane Ellbogen (Eastern Bloc), Mme Amber Berson (Eastern Bloc).

Takt-etik s’est démarquée hier soir en remportant ex æquo, la première place du prix de la relève en entrepreneuriat social dans la catégorie jeunes entrepreneurs, partageant ainsi une bourse de 10 000 $ avec l’organisme Eastern Bloc. Grâce à son équipe dynamique et créatrice, Takt-etik a su démontrer son leadership dans son secteur et son engagement dans sa communauté, élément essentiel de l’entrepreneuriat social. La création de cette première bourse en entrepreneuriat social à Montréal témoigne de la vigueur du leadership des jeunes Montréalais face aux défis que comporte la création d’une entreprise. Pour nous, cette reconnaissance de la Conférence régionale des élus de Montréal confirme la place de Takt-etik comme acteur de changement dans la région métropolitaine.

Les 5 000 $ associés au prix en entrepreneuriat social serviront à la poursuite de sa mission et au développement des compétences de l’équipe. Takt-etik souligne l’apport de l’Institut du Nouveau Monde (INM) dans la promotion de l’entrepreneuriat social et souhaite que ce coup de chapeau aux entrepreneurs sociaux soit… durable!

Nous profitons également de l’obtention de ce prix pour lancer (enfin!) notre premier rapport de développement durable.  C’était d’ailleurs un des objectifs que nous nous étions fixés pour l’année 2011. Comme vous le constaterez, ce bilan est à l’échelle de Takt-etik; il est certes concis, mais il permet de constater les efforts accomplis par notre équipe au cours de l’année 2010. L’un des points forts de ce document est notre tout premier bilan carbone et l’accent mis sur la diversification de notre porte-feuilles de compensation avec En Racine et Carbone Boréal (en plus d’une contribution plus générale au tout nouveau programme Adoptez un habitat de la Fondation de la faune du Québec). Cette particularité nous permet d’appuyer une démarche internationale en plus de soutenir un projet de recherche en forêt boréale au Québec. Dans une optique de transparence, le détail de notre bilan carbone, élaboré grâce à l’outil Nos impacts, sera divulgué au cours des prochaines semaines.

La prochaine étape pour nous sera de développer une structure plus complète incluant des indicateurs de performance ainsi que des objectifs à atteindre. C’est notre mission pour l’été… plutôt l’une de nos missions pour l’été!

Des idées à proposer?  Nous sommes curieux de connaître vos propositions!

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Adoptez un homard…

C’était une première pour moi. En ce 19 mai 2011, j’ai vécu ma toute première «soirée homard» dans le cadre du souper-bénéfice de la Fondation de la Faune du Québec, à la Taverne Magnan.  Vous vous demandez ce qu’un entrepreneur social, en l’occurrence moi, fait dans une telle soirée?  Vous l’apprendrez bien assez vite à la lecture de ce billet, car si j’ai eu l’air d’un amateur en décortiquant mon crustacé — avec l’habileté d’un Homer Simpson —, mes compères, eux, avaient l’air de véritables pro dévoreurs de homard. Mais je n’étais pas là juste pour le homard.

J’assistais à cette soirée à titre de partenaire de la fondation de la faune du Québec dans le développement du projet Adoptez un habitat. Ce programme permet aux entreprises et organismes de choisir d’appuyer financièrement un projet de conservation dans l’un des 150 sites naturels «en danger» du Québec. Une formule gagnant-gagnant pour le «parent adoptif» et pour l’environnement!

Il ne m’est pas arrivé jusqu’à maintenant de faire le promotion de projets de Takt-etik dans ce carnet, mais je dois avouer que je suis particulièrement fier de notre équipe qui a réalisé un projet génial. Pourquoi génial? Tout simplement parce que le besoin du client a été comblé et qu’il est content! Il est venu me voir à plus d’une reprise pendant la soirée pour nous remercier de les avoir challengé, motivé et surtout pour leur avoir démontré qu’ils pouvaient faire la différence d’une façon vraiment originale. Je dois avouer avoir eu des papillons chaque fois que l’on mentionnait que Takt-etik en était l’instigateur. On ne recherche pas la reconnaissance au quotidien, mais quand elle se présente, on l’accepte! Ce feeling est un motivateur aussi puissant pour les troupes que l’énergie pulsée dans la pile du célèbre lapin rose!!!

Résultat de ce programme? Le téléphone sonne à la fondation, car les entreprises veulent Adoptez(r) un habitat! Et il est intéressant de constater l’impact de la petit boîte d’entrepreneurs sociaux sur les gros joueurs tels que Deloitte et Rio Tinto Alcan, qui ont déjà adhéré au programme. Lorsque j’ai quitté la Taverne, 90 000$ était déjà accumulés dans les coffres de la fondation pour ce projet!

Finalement, vous me direz peut-être que je suis trop enthousiaste, mais entre vous et moi, je suis plus habile comme entrepreneur que pour décortiquer un homard… j’adopterai donc un habitat, pas un homard :)

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La mission Prince

Eh non! Je ne parlerai pas du prince de l’heure (William, s’entend) et de sa coquette princesse Kate, dans ce billet. Je laisse ça à la presse spécialisée. Je préfère parler de notre bon vieux Prince-Arthur, la rue au coin de laquelle s’élève notre «Palace» takt-éticien.

Depuis janvier, en route pour le boulot, je me remémore un de mes plus vieux souvenirs de Montréal. Tout jeune, je m’étais retrouvé en famille sur cette rue réservée aux piétons (en avance sur son temps) où animation, foule et commerçants souriants se retrouvaient. La rue Prince-Arthur de cette époque (époque pas si lointaine tout de même) semble révolue.  À ma grande déception, j’y retrouve chaque matin des murs graffités, des vitrines endommagées, des bâtiments abandonnés à la suite d’un sinistre et une enfilade de bâtiments vacants.

Je me questionne sur la cause de ce déclin. Est-ce la migration de la clientèle plus au nord de la Main? Le double chantier que la Saint-Laurent a récemment subi (élargissement des trottoirs et reconstruction d’infrastructures aux coins Saint-Laurent et Sainte-Catherine)? Est-ce le désaveu du Montréalais qui renie les établissements «apportez votre vin (ou bière)»? Je ne crois pas pouvoir trouver une réponse juste aux causes de cet abandon, mais j’ai pris la décision de retrousser mes manches et de faire mon propre plan d’action pour réactiver ce bout de rue si important à mes yeux, ce qui inclut des sorties au Café Campus bien entendu.

Action 1 : Visiter une fois par semaine un commerçant pour découvrir ses produits et ses services. Les terrasses ouvrent alors les restos seront bien encore plus accueillants!

Action 2 : Enquêter sur cette problématique et tenter d’obtenir plusieurs opinions sur le sujet.

Actions 3 : Entrer en contact avec la CDEC Centre-sud/Plateau Mont-royal et la Société de développement du boulevard Saint-Laurent pour connaître leur avis sur le sujet.

Vous souhaitez m’encourager?  Faites-moi part de votre avis! Mieux! Invitez-moi pour le lunch!

Crédit photos: Sylvie Rivard

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Activité d’abandon de déchets dangereux

Ça y est! Le printemps est bien entamé… Le balayage des trottoirs, les grandes corvées de nettoyage et le retour des Bixi annoncent l’ouverture des terrasses! Les rayons du Soleil nous réchauffent et ramènent les plus beaux sourires au centre-ville. Le printemps, c’est aussi la saison où les activités thématiques en environnement démarrent et elles s’amorcent fin avril, avec le Jour de la Terre.  Cette année encore, des dizaines d’activités sont organisées le 22 avril partout au Québec. Aujourd’hui, toutefois, je souhaite porter à votre une activité peu connue des industries, des commerces et des institutions (ICI) du centre-ville montréalais.  Il s’agit de la collecte des matières dangereuses organisée par l’éco-quartier Saint-Jacques, en collaboration avec l’arrondissement Ville-Marie et les éco-quartiers Sainte-Marie et Peter-Mcgill.

Cette activité est organisée depuis 2005 et aujourd’hui, nous invitons les institutions, commerces et industries (ICI) et nos clients à y participer puisque cette collecte est gratuite jusqu’à concurrence de 200$.

En 2011, le rendez-vous a lieu le 21 avril prochain, au coin des rues St-Dominique et René-Lévesque Est. L’inscription est obligatoire et il faut le faire avant le 18 avril, en écrivant à cette adresse : revitalisation_ecojac@cam.org

Voilà une excellente occasion pour les ICI de gérer de façon responsable leurs matières dangereuses. Alors dites adieu aux peinture, néons, huiles et piles qui traînent et encombrent vos espaces essentiel…  En disposer de façon responsable vous rendra tout léger et tout sourire en ce début de printemps!

Profitez-en!

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Monarque, plus qu’un papillon?

À compter d’aujourd’hui et jusqu’au 25 avril, les Montréalais auront la joie de découvrir une multitude de papillons au Jardin botanique de Montréal comme ils peuvent d’ailleurs le faire depuis plusieurs années déjà. C’est une superbe activité familiale à vivre au moins une fois dans sa vie… mais ce n’est pas le sujet de ce billet!

Le 7 février dernier, la ville de Victoriaville annonçait qu’elle innovait (encore) en dévoilant son Guide de l’organisateur d’événements écoresponsables, accompagné d’une certification maison. Je reconnais la proactivité de cette région en matière d’environnement: ça fait des décennies qu’elle devance tout le monde. Sur ce coup, toutefois, je crois qu’elle se trompe complètement; pire encore, je crois qu’elle est tout simplement dans le champ.

Une norme concertée pour la gestion responsable des événements !
Petit retour dans le temps. Il y a quelques années, le Conseil québécois des évènements écoresponsables (CQÉÉ) initiait un projet rassembleur et porteur, qui allait permettre au Québec de devenir un chef-de-file dans la gestion responsable d’événements: le développement d’une norme qui rallierait tous ceux concernés par le sujet. Pour réaliser son projet, le Conseil s’est entouré de partenaires liés au secteur événementiel et s’est assuré d’une neutralité et d’un cadre structurant en y associant le Bureau de normalisation du Québec (BNQ).  Cette norme a été officialisée en juin 2010, à Montréal.

Près d’un an après son lancement, sa diffusion est encore timide; tout est à faire avec cette norme: il faut notamment la faire connaître à la population, aux organisateurs d’événements, aux fournisseurs de tout acabit et aux participants des congrès et autres événement. Et il faut surtout, surtout, tous les convaincre du bien fondé d’embarquer dans la démarche!

Victoriaville, coupée du monde!
Victoriaville a décidé de faire bande à part, en croyant innover!  Elle a décidé de créer sa propre norme, la certification Monarque.  Une certification «maison», qui est relativement édulcorée lorsqu’on en compare le contenu avec celui de la norme BNQ-9700, sur la gestion responsable d’événements. Cette norme, je le rappelle, a été élaborée de façon concertée par toutes les parties intéressées citées plus haut et testée par des organisateurs d’événements.

Toujours en me référant à la nouvelle de la Ville, et je cite : « L’histoire de Victoriaville nous rappelle l’implication de l’ensemble de la population qui permet aujourd’hui de reconnaître Victoriaville comme étant le berceau du développement durable. Par ce guide, nous souhaitons offrir des outils aux organisateurs d’événements afin de leur faciliter la tâche dans leur démarche. »

Je le répète, je reconnais les avancées historiques de cette région en matière de développement durable, mais pour ce qui est de faciliter la tâche aux organisateurs d’événements, il faudra repasser! Ce que fait Victo, c’est tout simplement niveler vers le bas tout le travail accompli par le CQÉÉ. Ce n’est pas aider les organisateurs de la région d’Arthabaska, qui devront expliquer à leurs clients la valeur réelle de Monarque par rapport à celle de la norme reconnue par le BNQ  (valeur intéressante, lorsqu’on imagine que des bailleurs de fonds comme Loto-Québec ou la SAQ pourrait choisir d’accorder leur soutien financier à un groupe qui certifie son événement selon la norme du BNQ).

L’innovation de cette ville aurait pu passer par l’organisation de formations de démystification de la norme à l’intention des organisateurs locaux d’événements, par l’appui financier à des organisateurs pour qu’ils puissent obtenir leur certification, et ainsi devenir un ambassadeur de la norme du BNQ en étant la première ville du Québec qui certifie ses propres événements! Là, on aurait pu parler de leadership et d’innovation!

Quel monarque doit voler haut et fort? Les monarques en liberté bien entendu!

Je suis à l’écoute.  Qu’en pensez-vous?

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Thurso, la miraculée

Chaque année depuis 9 ans, je retourne à Saguenay en janvier afin de parfaire mes connaissances en éco-conseil en participant à l‘événement éco-conseil, qui comprend une campagne de sensibilisation et un colloque, le tout orchestré par les étudiants du DÉSS en éco-conseil, un programme exclusif à l’université du Québec à Chicoutimi. Cette année, l’Événement portait sur la forêt, thématique toute désignée puisque l’ONU a déclaré 2011 Année internationale de la Forêt.

Les intervenants au colloque de cette année m’ont particulièrement interpellé en me faisant découvrir les façons responsables dont on peut tirer profit des ressources que l’on retrouve en forêt.  D’origina, par exemple, entreprise développée par la Coop forestière de Gérardville, m’a fait découvrir les vertus des plantes vivant dans notre forêt boréale.

Mon coup de coeur s’est toutefois arrêté sur la présentation faite par le représentant d’une initiative issue d’une petite ville de la région de l’Outaouais, Thurso.  En plus d’être le village natal de Guy Lafleur, un de nos Glorieux, cette communauté accueillait une usine de pâte kraft depuis environ 50 ans.  Créatrice d’emplois de qualité, l’usine n’était plus rentable; son propriétaire a donc pris la décision, en 2009, de la fermer.  Plus de 300 citoyens se sont alors retrouvés sans emploi.

À force d’acharnement, d’endurance, de solidarité et de volonté, un petit groupe d’employés, des irréductibles, ont développé un plan de relance corporatif qui a été refusé par le propriétaire.  Que faire suite à cet échec?  Innover, innover et innover!  Des employés ont alors créé une société indépendante dans laquelle ils ont investi leurs épargnes, puis ont recherché des technologies qui permettraient de diversifier leurs produits et surtout, ils ont approché des investisseurs pour les appuyer dans leur projet, ce qui a incité différents organismes gouvernementaux à soutenir le projet de relance.

Ils ont éliminé toute structure hiérarchique: des ingénieurs ont balayé et nettoyé des planchers, un chef d’opération a lavé des toilettes et des directrices ont changé des luminaires.  Ils ont en quelque sorte dégraissé la machine pour impliquer davantage les employés du comité de relance et ainsi miser sur le capital humain, sujet qui fait l’objet d’un billet de mon ami Jean-Sébastien Trudel.

Résultat : Fortress Specialty Cellulose (Vancouver), le 17e visiteur-investisseur dans l’usine de Thurso, a acquis l’usine en 2010, et s’affaire à la transformer pour fabriquer de la pâte de rayonne pour la confection de tissu; elle devrait être entièrement convertie en 2011.  On procède actuellement à la réembauche des 300 employés, et l’usine intègre un projet de cogénération suite à l’obtention d’un appel d’offre d’Hydro-Québec. Ce projet permet de réduire les émissions de GES de 43%; le groupe vise la carboneutralité des opérations dans un avenir rapproché.

Les clés du succès de cette usine? D’abord, Marco Veilleux, chef des opérations, qui est l’un des intervenants qui a cru à la relance.  Déjà à l’emploi de Fraser, il a lui-même investi dans le projet, il a communiqué et usé de transparence envers ses collègues de travail, même quand c’était négatif. Ensuite, le comité de relance a inclus les employés dans le processus d’investissement, car en échange d’une diminution radicale de salaire, ils se retrouvent maintenant investisseurs dans le projet. Et fiers de l’être!

À l’entrepreneur que je suis, Monsieur Veilleux a démontré ce que peut représenter la passion de son travail et de l’engagement auprès de sa communauté.  Il m’a rappelé l’importance d’avoir confiance en ses capacités, en ses compétences et de ne pas se laisser abattre par l’adversité.

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