Comparer des pommes et des oranges

Avec RIO+20 qui approche à grands pas, la question de la protection de la biodiversité refait surface. Comme chaque fois, une part importante des discussions risque de tourner autour de la question de la mesure de l’état de la biodiversité et de l’évolution de cet état. A-t-on plus ou moins de biodiversité qu’en 1992 ? Au niveau national, quels pays s’en tirent mieux que les autres ? Et les entreprises, surtout celles qui oeuvrent dans les industries extractives (ex. : mines, forêt), ont-elles réduit leur impact sur les pertes de biodiversité ? Est-ce que certaines d’entre elles ont même inversé la tendance ?

Pour y voir plus clair et tenter de standardiser un tant soit peu ce vaste chantier qu’est la mesure de la biodiversité, notre partenaire Ecometrica a mis sur pied un système aussi simple qu’efficace. La Normative Biodiversity Metric (NBM) est un système de mesure qui permet de comparer l’impact statique sur la biodiversité d’une administration municipale, d’une compagnie minière ou d’un développeur immobilier, bref de n’importe quelle organisation qui a un impact sur les milieux naturels d’un territoire (i.e. laquelle a plus d’impact que l’autre ?). La NBM permet également de faire un suivi évolutif de l’impact d’une organisation donnée sur la biodiversité (i.e. est-ce que l’organisation X a eu un impact positif ou négatif sur la biodiversité au cours de la dernière année ?).

Pour déterminer l’impact sur la biodiversité, la NBM s’appuie sur deux facteurs principaux :

  • Le degré de proximité d’un écosystème avec son état originel (de 0 à 5)
  • La présence d’espèces menacées

L’ensemble du territoire examiné est ainsi divisé en zones et chacune de ces zones reçoit une cote quant à son degré de proximité avec l’état originel de l’écosystème. On peut ensuite multiplier la superficie de chaque zone par la cote pour obtenir une moyenne pondérée de l’état global de la biodiversité sur le territoire, en tenant compte des facteurs d’ajustements pour la présence d’espèces menacées.

C’est loin d’être parfait bien sûr et plusieurs ont exposé les limites de la méthode, notamment puisqu’il revient aux organisations elles-mêmes de définir les classes représentant le degré de proximité des écosystèmes à leur état originel. (Mais avis aux intéressés, nos sources nous confirment qu’Ecometrica travaille déjà à améliorer ce volet devant l’engouement démontré pour la NBM!)

Toutefois, pour les entreprises et organisations qui souhaitent faire un premier pas dans la mesure de leur impact sur la biodiversité, cette méthode est déjà suffisamment complexe et complète pour leur fournir des informations structurées, facilement utilisables dans leur exercice de reddition de compte.

Vous êtes intéressés à en savoir plus? N’hésitez pas à consulter le site web d’Ecometrica. Si vous décidez de tenter l’expérience dans votre entreprise/organisation, laissez-nous le savoir. Nous sommes curieux de connaître votre expérience.

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