La fameuse Y

Lorsque nous débutons une démarche en développement durable au sien d’une organisation, nous avons à démontrer aux dirigeants les opportunités qu’une telle démarche apportera à leur organisation. L’aspect financier et les économies d’échelle sont souvent une bonne porte d’entrée. En ce qui a trait à la question des ressources humaines, il s’agit toujours d’un sujet moins facile à illustrer.

La majorité du temps, on cite les études révélant que les jeunes professionnels s’associent davantage à des employeurs qui présentent un bilan de responsabilité sociale positif et qui démontrent leur engagement dans la communauté. Concrètement, l’aspect des ressources humaines reste souvent abstrait pour les dirigeants. Justement, la semaine dernière le quotidien La Presse publiait un article à ce sujet mettant en lumière quelques trucs.

2 facteurs de succès pour attirer la génération montante

À la lumière de cet article, un conseiller de Ramstad, une entreprise spécialisée en ressources humaines, évoque l’importance d’une démarche sincère plutôt qu’une approche de marketing où l’entreprise essaie de vendre ce qu’elle n’est pas vraiment. Nous pourrions comparer cette approche à l’écoblanchiment ou  » greenwashing ».

Stéphane Simard, spécialiste de la génération Y évoque un autre élément essentiel d’une démarche de développement durable soit, la consultation des parties prenantes. Comme employeur, il importe d’entamer un dialogue et un processus de consultation pour permettre de mobiliser et d’impliquer ses employés. C’est une excellente façon de démontrer de l’intérêt envers les engagements cachés de son équipe.

Une réflexion pour les vacances…

Je me questionne tout de même à savoir s’il existe des cas clairement documentés au Québec qui démontrent que sans engagement corporatif en la matière, des employés auraient quitté leur poste pour aller butiner ailleurs. J’aurai plutôt tendance à croire qu’il s’agit d’un élément parmi un ensemble qui fait qu’un employé choisit une entreprise plutôt qu’une autre. Parmi ces éléments, notons la mission de l’entreprise, sa philosophie, son ouverture à l’implication des employés, les responsabilités octroyées aux employés, etc. Selon moi, une simple démonstration d’engagement de l’organisation dans la communauté n’est donc pas suffisante pour convaincre la génération Y à rester fidèle à une entreprise.

Je me trompe peut-être, mais rien de mieux que ce type de réflexion avant d’entamer les vacances estivales!

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