Mission Prince, prise 2
La visite royale du week-end dernier m’oblige à vous dresser un petit bilan de ma mission présentée au printemps. Je dois vous l’avouer, j’ai péché. Je n’ai pas pu fréquenter chaque semaine un commerçant de la rue Prince-Arthur, portion piétonne. Mais mes recherches m’ont tout de même permis de faire des découvertes et de constater d’importantes améliorations au cours des dernières semaines. Tout d’abord, les commerçants entretiennent leur propriété (d’autres ouvrent enfin) et décorent leur devanture. La ville fait aussi ses efforts en accrochant (et arrosant chaque matin) de superbes jardinières. Depuis juin, la foule semble revenir tranquillement vers cette artère piétonne de première génération.
La tendance «art de vivre en ville» tend à réintégrer les rues piétonnes dans le style et le rythme de vie des Montréalais. Dans le cas qui me préoccupe, mission oblige, je constate que la Prince-Arthur a conservé sa mission initiale (mouture à la Montréal… des années 1980) : attirer le touriste. En tant que consommateur local, je rebute à tester certains commerçants, craignant de tomber dans la «trappe à touriste». Je m’interroge donc sur les moyens qui permettraient aux citoyens de se réapproprier cette artère et d’y insuffler un nouveau souffle. Comment pourrait-on animer la rue au gré des saisons en assurant la mixité des usages locaux-touristes de façon à éviter que l’on se retrouve, pendant la saison froide, avec le scénario désolant présenté dans le premier billet? Tel est mon questionnement de l’été. Si vous avez des suggestions et des commentaires, faites m’en part!
Ah oui, j’oubliais! En terminant, j’ai un petit message pour les cyclistes: la police de Montréal s’amuse depuis quelques semaines (principalement le matin) à se cacher le long des rues transversales de la Prince-Arthur pour pincer les cyclistes qui ne marchent pas à côté de leur monture (c’est pourtant la loi sur ce bout de rue). C’est rigolo de voir la réaction éberluée des victimes; on se croirait quasiment dans une émission de gags à la façon «Juste pour rire»! Vous êtes maintenant avertis!


